Tout commence avec des mimes qui s’amusent à mettre un petit bordel (gentiment) dans la ville là où un photographe ressort d’un asile dans le même temps. Après s’être croisés, on va suivre ce photographe. Antonioni s’amuse à filmer avec lourdeur, couche après couche, des séances de photos et des femmes sans âmes aux allures de putes qui ne pensent qu’à baiser, sans cervelles dans la plupart des cas. On se demande quand est-ce qu’arrive enfin notre intrigue, pour suivre le fameux photographe dans un parc et ô miracle, voir enfin ce couple dans le parc (à noter que le synopsis sur le DVD nous dit que ce couple fait l’amour. Sûrement une tentative de vouloir faire attendre un spectateur un peu plus pervers ou vicieux comme le photographe mais non, ils ne font que s’embrasser!). Après ça, j’ai compris avoir été eu sur la marchandise et le film m’a servi, presque tout le temps de fond sonore tant mes yeux regardaient partout ailleurs. Antonioni filme des jeunes qui fument. Antonioni filment des femmes qui baisent pour pouvoir poser, Antonioni filme le photographe dans le parc, Antonioni nous fait simplement le bon film pour bobo gauchiste hippie, nostalgique des années 70 ou qui aurait voulu y vivre. Alors, c’est vrai de temps en temps, quelques interrogations sur le pouvoir de l’image mais rien de plus. Pour en revenir aux acteurs, je m’étais bien dit avoir vu la tête de David Hemmings quelque part et en regardant sa filmo, il a joué dans… La charge de la brigade légère, où décidément, il aura mal choisi ces films le pauvre (car j’ai rien à redire contre lui, il m’a pas dérangé). Au moins, il est pas comme Léaud, il est mélancolique, rêveur, a envie d’autres choses mais il la ferme.