rado
12Oct12
That's pretty much it: a dialogue with Hitchcock saying "Loosen up. Go crazy. Be honest." But "Body Double" is even more than that, it's "Mulholland Dr." with humour.
Weird movie, but I think De Palma knows what he is doing here even when on the surface it sometimes seems "bad." Consider the last shot: we have the cutaway to the body double tits, which themselves are obviously fake bursting with silicone. It's like fake on top of fake. META!
I don’t know De Palma’s feelings on Hitch, so I still don’t get if it is a satire or a homage. However, Body Double is electrifying and delightfully comic– specially Griffith’s role, a famous porn star who do not do animal acts or S&M or shave her pussy or fistfucking or face-cumming and who considers voyeurism an abominable *perversion*. She on necrophilia: “Unconscious is good, but dead is better, right?”. Ha!
De Palma brilliantly takes the centerpiece moment of Vertigo - the camera spinning around Scotty during the kiss as he connects the two women - and places it in a porno/movie-within-a-movie, itself an 80's-inspired music video of relax, this time with the pair having sex instead of just an impassioned kiss. Its nuts, awesome, and I can't get enough of it.
This needs some more VA love. Reagan-era Hollywood, MTV and porn all equated in one bravura sequence through a few music video cuts, art direction flourishes and metacinematic tics. De Palma's most ferocious and off-putting, yet also his most quintessential. The early, Godardesque BDP never left; he just swindled people into giving him a budget.
Frankly, Mr. Shankly, Lars Ole Kristiansen, H. K. ‡, HKFanatic
Along with Blow Out, my favourite De Palma - though I'm yet to sample his early work (as well as Passion).
Nominated for worst director at the Razzie Award!? Seriously the underestimate the movie at this time...
Even for De Palma this is a bit too much. Or maybe that's because it was awkward watching this with my grandparents.
A very worthy tribute to Rear Window and Vertigo. It's as if Hitchcock worked in the 80s, and placed a greater focus on all the more perverse themes he always flirted with in his films but never crossed all the way over to.
Classic DePalma that straddles the fine line between B-movie exploitation and high brow metafilm. Such a strange mix! However, DePalma cranks up the tension to eleven and is competently aided by Donnagio's score and a wonderfully implausible script. This one has guilty pleasure written all over it.
Wonderful comic complement to Blowout's high tragedy. Up there with Carrie and Blowout, but you have to enjoy it for the weird postmodern pleasure it is.
De Palma lives in a sort of continuum between b-film camp and metafilm profundity. Does that make any sense? Does it at least sound cool? Okay, yeah, whatever.
Like Blow out, shot three years before, Body Double is a film about cinema. About the shams and the manipulation of images a director is entitled to invent in order to deceive the viewer or, if you prefer, to present his reality. The intent is great, too bad that, for once, Brian De Palma didn't look after the screenplay as carefully as usual because a few scenes, like the encounter between Jake Scully and Gloria Revelle, are bordering on ridiculous. Nonetheless, a must for movie lovers.
Da amálgama de influências e inspirações, que para uns são homenagem para outros plágio, dos filmes de Brian de Palma, resultam grandes filmes ou não tão grandes, mas é raro serem absolutamente desinteressantes. Aqui, circula entre a elegância de Hitchcock, o kitsch 80s, e o pseudo-gore, num thriller com momentos notáveis, como toda a sequência do shopping até ao túnel na praia.
A step behind BLOW OUT or DRESSED TO KILL, but still a very entertaining Hitchcock-esque thriller only De Palma can do.
Pourquoi ce film est-il si important dans l’histoire du cinéma moderne ? Voici une question qui mérite d’être analysée, comme il convient aussi de s’arrêter quelque peu sur le cas Brian de Palma, le cinéaste américain actuel le plus novateur et ambitieux aux côtés de Gus Van Sant, car tous deux tentent de proposer une issue au maniérisme qui soit autre que le néo-classicisme (que fait à merveille Clint Eastwood par exemple). « Body Double » est un film charnière dans la carrière de Brian de Palma, lui aussi charnière dans l’histoire du cinéma car il est celui qui a poussé le plus loin la question de l’hypertextualité, de la citation d’un corpus précédent dans le but de générer une création nouvelle, tel qu’a pu le théoriser Gérard Genette, en travaillant sur le matériau brut qu’est le corpus filmique d’Alfred Hitchcock, et plus précisément les films « Psycho », « Vertigo », « Fenêtre sur cour », « La Mort aux trousses », ainsi que d’autres mais qui ne reviennent pas de manière systématique. Et « Body Double » est justement le film emblématique de la notion d’hypertexte, peut-être ex aequo avec « Obsession » qui est une variation parfaite autour de « Vertigo », car la référence est omniprésente mais elle est surtout multiple. De Palma s’amuse à mêler à doses égales trois sources originelles : « Psycho », « Vertigo » et « Fenêtre sur cour », alors qu’habituellement De Palma retravaille au sein d’une même œuvre, un voire deux films au maximum. En résumé succin, l’histoire de « Body Double » est celle de Jake Skully, acteur de série Z qui souffre de claustrophobie. Viré de chez lui par sa copine infidèle, il se fait prêter un magnifique appartement sur les hauteurs d’Hollywood, par un tout nouvel ami qui lui indique que la voisine d’en face fait un strip-tease devant sa fenêtre tous les soirs à six heures. Bien évidemment, Jake ne rate pas un épisode et tombe fou amoureux de cette femme magnifique, qu’il a à peine le temps d’aborder dans la vraie vie, c’est à dire en dehors de son voyeurisme, avant qu’elle ne se fasse trucider sous ses yeux par un étrange indien. Il est le témoin idéal, et sera même considéré comme suspect par la police. En réalité sous le masque de l’indien se dissimule le mari qui n’est autre que le nouvel ami ayant prêté l’appartement à Jake. Mais le plus troublant est que les strip-teases étaient effectués par une professionnelle dont Jake reconnaîtra le déhanchement dans un film pornographique. Il en tombera amoureux, en bon nécrophile. Comme le Scottie de « Vertigo », il tombe amoureux de l’image d’une morte et est manipulé de bout en bout par celui qu’il pensait être son ami. Comme le photographe handicapé de « Fenêtre sur Cour », Jake observe ses voisins d’en face à la longue vue, jusqu’au drame, qu’il ne pourra pas éviter car il est, à l’instar du spectateur, condamné à une position d’impuissance. Comme dans « Psycho », l’héroïne du film est assassinée au départ et l’assassin se dissimule sous un masque. Et comme dans « Vertigo » encore une fois, cette héroïne réapparaît, et ce n’est plus la même tout en en possédant pourtant l’image exacte… Nous pourrions continuer longtemps ce petit jeu fort plaisant d’analogies. Ce qui importe surtout est de constater comment De Palma utilise les films d’Hitchcock comme un terreau, comme une matière première qu’il malaxe inlassablement jusqu’à créer une forme nouvelle. Et, indépendamment du contexte hypertextuel, il y a tout le décorum, toute la stigmatisation du kitsch, du toc des années 80 et du cinéma hollywoodien de l’époque, dont De Palma ne se moque pas vraiment puisqu’il en est l’un des participants mais dont il s’amuse à montrer les carences esthétiques. Et comme tout est faux, ses personnages, leurs desseins, son histoire, son décor (on voit à plusieurs reprises l’équipe de tournage dans un reflet de miroir par exemple), De Palma, en guise de pied de nez final, sabote complètement son film par le biais d’une malicieuse mise en abîme. Nous sommes face à un film en train d’être tourné, et les personnages envers lesquels nous tâchions de nous identifier, ne sont que des acteurs. Généralement, c’est ce que l’on essaie de nous faire oublier, afin d’adhérer à un film, De Palma, au contraire, nous le balance en pleine face. Et, post-modernisme final, le générique de fin, montre l’acteur Jake Scully, dans un film de vampires, s’apprêtant à sucer le sang d’une jouvencelle sous la douche (une douche, comme dans « Psycho » d’ailleurs). Mais celle-ci à une petite poitrine. Et pour le plan de coupe sur les seins, avec le sang qui coule, on fait intervenir une jeune femme à la poitrine généreuse. Dans le film qui se tourne, on ne verra d’elle que les seins, et on pensera qu’il s’agit de ceux de l’actrice. Dans le jargon cinématographique, cette profession à un nom, on appelle ça un « Body Double ».
This phase yielded obsessive Hitchcock films great for De Palma's Body Double is probably the most inspired. A parade of references, going through various works of the British master. Orchestrates it well in a noir plot, only having the eighties aesthetic, replete with warm color photography.
When does a tribute become a rip off? Either way I love this De Palma /Hitchcock one, whichever it is.
Another brilliant thriller set up on cinematographic illusion, paying tribute to Hitchcock and reinventing him.
DePalma rips-off Hitchcock once again, this time makes an uneven but enjoyable mixture between Vertigo and Rear window. a fun ride of eroticism, suspense and satire. great soundtrack by Pino Donaggio.