Christophe Gans tente avec Le pacte des loups de créer une sorte de film grand public à l’américaine. Pour cela, il dispose d’un casting alléchant sur papier et de bons moyens. De plus, le pitch, autour de la bête du Gévaudan, avait de quoi intéresser. Pourtant, le metteur en scène galvaude le tout. Si aucun reproche particulier ne peut être fait au casting (quoique par moment, on se demande pourquoi ils ont accepté ça), la mise en scène abuse des effets inutiles comme les ralentis ou des arrêts sur images. Alors, c’est sûr, c’est joli mais ça n’apporte rien. Le scénario est quant à lui galvaudé alors que la première heure installe une ambiance correcte et surtout s’appuie sur les écrits du 18ème siècle et sur les témoignages des personnes de l’époque. Les personnages sont d’ailleurs les vrais noms des gens qui ont participé à la traque de la bête. Gans choisit malheureusement une forme de complot totalement stupide, là où il aurait pu s’arrêter, comme certains émettent cette hypothèse, à celle d’un dangereux fou qui aurait éduqué un loup. La piste est d’ailleurs étudiée avant que n’arrive celle du complot contre le roi et la France. Ridicule. L’histoire avec les Indiens l’est tout autant d’ailleurs. Un film à la jolie plastique mais au fond absent puisque le cinéaste ne restera toujours qu’en surface des choses pour certains éléments (comme le catholicisme prononcé des gens de l’époque, montré seulement de temps à autre). Oubliable.