Dans ce film, très silencieux, proche de l’autisme, composé de longs plans brumeux et d’une narration enchevêtrée, l’histoire est un prétexte à une exploration du voyeurisme, sublimée par un héros stellaire, pour qui l’amour est un fantasme lointain et irréel, une dévotion. Un film puissant dans sa mise en scène, qui fait palpiter l’obscurité. Ne vous attendez pas à une histoire (à tout le moins elle n’est pas importante), mais à une exploration poétique d’un univers singulier et un peu fou. Une caméra tranchante et désespérée, qui hésite entre l’absurde et le glauque.