Etrange objet cinématrographique, qui évoque un Rhomer empesé ou un Jeunet/Caro allégé, la réalisation de Kaurismaki est toute entière portée par ses acteurs, dans la grande tradition de l’inexpressivité à la Française. André Wilms y est tout à fait magistral. Quant au sujet, gentiment bien pensant, il n’est en fait qu’un prétexte à jeu formel, fait de plans, de cadrages, de couleurs, de figures évoquant un temps révolu, faisant mille et une référence au cinéma des années 50-60. Une fable toute en poésie désuète, décalée volontiers absurde.