Reviews of Maborosi
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Benoît
24Oct10
Dès son premier film, Kore-Eda Hirozaku s’est attaqué au thème de la mort et à la réaction des gens lorsqu’elle touche un proche. Dans Maborosi, c’est avant tout le thème du suicide qui y est abordé. Le choix d’un être humain de vouloir quitter sa vie suscite énormément d’interrogations pour ceux qui restent. Face à cela, c’est l’incompréhension qui règne, on y cherche des raisons et dans le même temps la vie doit pourtant continuer. Sa vie. Pour cela, le cinéaste choisit une voie très silencieuse bordée de longs plans fixes. Par moment, on regrettera une volonté d’insister sur certains états d’esprit ou d’insérer quelques longueurs bien inutiles à des séquences, signe surtout flagrant d’un manque de maturité. En contrepartie, le cinéaste offre des plans à l’esthétique recherchée et d’une très grande beauté. Face à la perte d’êtres chers, il vaut parfois mieux ne pas se poser trop de questions, sinon, cela ne peut que raviver des sentiments de tristesse et de mélancolie influant sur la vie de tous les jours. Pour cela, le cinéaste l’a bien compris, si le deuil doit être fait, avec le temps nécessaire, si la vie doit continuer et que l’on doit parfois reconstruire énormément de choses (comme revivre une situation de couple et de nouvelle mère de famille en quelque sorte), le souvenir d’un être cher doit toujours rester sans pour autant avoir d’influences néfastes sur cette vie de tous les jours.
- Currently 3.0/5 Stars.
Kenji
5Mar09
Something i prepared before:
The debut feature of Kore-eda (one-time documentarist and director of the widely admired “Afterlife” and “Nobody Knows”) is one of a small, precious number of films for which i have felt lovesick. Maborosi’s story is superficially simple: affected by the death of her grandmother and her husband’s inexplicable suicide, a young Osaka woman starts new married life, along with her son, in a remote seaside fishing village, but finds the past continues to trouble her. Eschewing close-ups,the narrative draws the viewer in gradually, so that, as Tony Rayns says, intimacy is earned, not frivolously given. It is haunted throughout by a dark, almost overwhelming sense of mystery. The film’s masterfully controlled mise-en-scene, contemplative pacing, ‘off-screen space’ and quiet investment of objects (a bike, a teapot, a wisp of steam…) with both beauty and meaning, all recall Ozu and Hou Hsiao-Hsien. Its lighting is refined, at times, to the point of abstraction, while Nakabori’s photography is utterly, immeasurably exquisite. It is another treasure from the land of Mizoguchi, the isles of cinematic wonders. But Maborosi is not best served by hyperbole. It is an unassertive film, too shy, too pure and concentrated to seek the limelight. While compelled to tell of its elusive magic, I protectively fear its over-exposure. In publicising, am I breaking faith? It connects in secret. With the heart that is ready.
- Currently 5.0/5 Stars.