Et nous brûlerons, une à une, les villes endormies…
En torches élevées et tourbillonnantes,
Corps arc-boutés, noirs-ébène, cuivres ou plus pâles encore,
Colonnes d’un ciel chauffé à blanc,
Que l’on ne pourra plus toucher,
Que vous ne pourrez que voir,
Les yeux comme des paupières arrachées,
un temps suspendu
- Ronge, ronge -
Rouge, à vif,
Le jour se lève et vous ne dormirez plus,
Parce qu’il le faudra bien,
Parce que vous n’avez pas le choix,
Car nous n’en pouvons plus,
Et qu’ils aboient,
Comme des chiens,
Auprès de qui, nous ne pouvons dormir.
Ronge.