Cet ultime opus de la trilogie de Raimi côtoie certainement le très bon comme le franchement très ridicule. De plus, la démesure dans les méchants contre lesquels le héros fait face n’arrange pas grandement les choses. Toujours est-il que je vais essayer de parler du positif. On amène la face sombre de Spider-Man et l’utilisation qu’un tel pouvoir pourrait générer chez n’importe quel être humain. Cependant, la façon dont cette introspection est amenée dépasse de loin le ridicule. Il s’agit en fait d’une matière biologique venant d’une météorite et qui s’accroche au costume de Spider-Man qui fait ressortir la face sombre du héros. What the fuck? Et cette face sombre est franchement incroyablement mal traitée. Y a rarement eu séquence plus ridicule que celle de Parker se baladant dans la rue tel un mafieux se la pétant, dansant à tout bout de champ. Rigolo tellement c’est absurde. J’aime assez bien le personnage de l’homme-sable par son aspect psychologique et de la rédemption que Parker permet d’atteindre grâce à lui. Je trouve que d’un point de bue de l’histoire, ça se conclut assez logiquement. Point de vue du rythme, c’est encore bien foutu que pour permettre au spectateur de ne pas s’ennuyer et de laisser outre les très gros points négatifs. Mais bon Raimi était très bien rôdé de ce côté aussi avec le personnage. Faut avouer qu’après le très bon second volet, il est légèrement décevant de voir le cinéaste conclure de la sorte, de manière timorée.