Belle illustration du Cinéma du Chaos qu’évoquait Matthias Stork : http://blogs.indiewire.com/pressplay/video_essay_matthias_stork_calls_out_the_chaos_cinema Les péripéties du scénario, les éléments de décor, certains gags témoignent d’une connaissance admirable des albums d’Hergé. Le rythme hystérique, la surenchère de destructions est en revanche le signe d’un certain désarroi… Et pourtant, ce sont elles qui renouvellent le plus la BD originelle, qui lui donnent une dimension qu’elle n’avait pas. Ces excès sont justement les moments les plus jubilatoires du film et qui semblent faire le meilleur écho à l’accélération des cases de BD, lors des moments d’action. Tintin, modèle d’Indiana Jones, devient à son tour Indiana Jones. Spielberg retrouve sa verve, avec une caméra qui donne mal à la tête, tant le numérique permet des mouvements qui semblent impossibles dans le réel, jusqu’à épuisement. Divertissant jusqu’à la fatigue cognitive qui en résulte. Peut-on encore émettre un avis sur ce type de spectacles, tellement millimétrée que rien ne semble laisser au hasard, même notre épuisement ? Ce type de spectacle, d’entertainement, tient-il encore du cinéma ?