Un film à la réalisation uppercut, un huit-clos pesant qui démontre toute l’horreur familiale de ces gens qui ne se parlent que par discours interposés et dont nous sommes les voyeurs passifs. Dans ce règlement de compte familial exacerbé, presque grand-guignolesque, le spectateur est mis KO. Malgré les préceptes du Dogme, le film n’est pas sans artifices : mais les exagérations – de jeu des acteurs avec des côtés hystériques, scénaristiques voir même filmiques – dépassent le côté un peu artificiel de l’ensemble, pour sublimer le sujet et lui offrir une profondeur rare.