ramosbarajas
28Mar12
That said, the theater scene was executed really well.
Siempre tan Buñuel, cada vez más extraordinario... Más impulsivo y más delicado, su locura incrementa en cada toma, pero existe un manía controlada que es tan apasionante como intrigante que no deja perder de vista. Es una buena obra, más financiada, pero aveces el financiamiento hace perder ciertas ganas de criticar. La escena del Teatrino es majestuosa.
I feel I prefer early Buñuel. Visually, this seems so bland, nothing sticks out. The only saving grace would've been a better story, but Buñuel had already tried similar themes and techniques so this is just a rehash. I prefer his films from the 60s, but even those from the 50s are better than this one. All that's left to try to save it by analyzing what each sequence means, and that alone does not make a great film.
Stories within stories, dreams within dreams using absurds combinations. This film sprinkled in dry humour and gentle social critique. With bits of non-linear narrative and many layers of incidental meaning along the way although it wasn't clear-cut. Visually, it was a bit on the bland side and a bit draggy.
Like Kurosawa's Dodes'ka-den, this film renewed my (wavering) faith in Buñuel. Easy-going and measured.
And, might I add, absolutely topical pertaining to the 1% Vs The Rest of Society.
I watched Bunuel's The Exterminating Angel in college and remember finding it quite deep, but this was very tedious to sit through. Who changed, me or Bunuel? The tone was odd, and the flat acting didn't help for me. I had no idea where this was going, and when it devolved into dream sequences, well, I felt like I was wasting time.
Seemlingly a lot going on, yet simultaneously offering me nothing. Disappointed. Starting to think Bunuel's not for me.
Sorti sur les écrans en 1972, Le Charme discret de la bourgeoisie se situe en plein milieu de la période française de Bunuel, sa dernière et aussi l’une de ses plus intéressantes. L’âge n’a jamais été le signe d’un quelconque assagissement, ses derniers films étant tout aussi virulents et violents que ses premiers manifestes Un Chien andalou ou L’Age d’or. L’idée de départ du Charme discret de la bourgeoisie lui vient de son producteur de l’époque, Silberman, qui lui raconta une anecdote savoureuse. « Il invita des gens à dîner chez lui, un mardi par exemple, oublia d’en parler à sa femme et oublia qu’il avait un dîner hors de chez lui ce même mardi. Les invités arrivèrent vers neuf heures chargés de fleurs. Silberman n’était pas là. Ils trouvèrent sa femme en robe de chambre, ignorant tout, ayant déjà dîné et disposée à se mettre au lit. Cette scène devint la première du Charme discret de la bourgeoisie. Il ne restait qu’à poursuivre, qu’à imaginer diverses situations où, sans trop brutaliser la vraisemblance, un groupe d’amis cherche à dîner ensemble et n’y parvient pas », écrit Bunuel dans Mon dernier soupir. Ayant toujours été « attiré par les actions et les paroles qui se répètent », Bunuel construit son film comme une boucle sans fin où six bourgeois essayent, en vain, de dîner ensemble. Ce qu’il vaut voir derrière ce semblant de trame narrative, c’est bien entendu le malaise bourgeois, et son incapacité à communiquer comme à jouir du moindre plaisir, ici nutritif. Bavarder, parler pour ne rien dire ou au mieux évoquer la recette exacte du Dry Martini sont les seules occupations des protagonistes. Mais manger, non, c’est impossible. Ils se trompent de jour, débarquent dans une auberge où le personnel veille le cadavre du patron, sont interrompus par des manœuvres militaires, se retrouvent acteurs malgré eux d’une pièce de théâtre ou tués par la police… sans jamais avoir pu mener un repas à terme. La métaphore sexuelle est ici évidente, puisque la nourriture comme le sexe sont les deux sources de plaisir de base. A ce propos, tous ceux qui essayent de copuler dans le film, n’y parviennent pas non plus, à moins d’aller réaliser l’acte au dehors, donc à l’extérieur de ce cadre social. Mais ces pulsions sexuelles refoulées vont jusqu’à atteindre le complexe d’Œdipe, la mère-nourriture étant l’objet de désir contrecarré par de multiples figures paternelles (souvent militaires ou policières, représentant donc l’autorité d’une manière plus que symbolique). Les deux rêves racontés par les militaires au fil du récit ne viennent qu’accentuer ce désir oedipien. Coincés dans un microcosme déterminé, ils errent sans but en essayant de trouver une occupation. Trafic d’argent, d’héroïne, adultère, chacun aura sa face cachée, son côté sombre, l’évêque se révélant même assassin, l’ambassadeur de la république du Miranda abritant d’anciens nazis dans son pays, qu’il trouve au demeurant fort sympathiques. D’un point de vue plus radicalement cinématographique, il est aussi intéressant de noter que Bunuel fait en sorte que le « dehors » n’existe quasiment pas dans son film. Il n’est filmé que lorsqu’il est à but narratif, pour « raconter » quelque chose. Dans le même ordre d’idée, la musique est complètement absente du film. Il n’y a pas de bande originale, pas de son ouvrant sur un ailleurs possible. Nous voyons bien un violoncelliste (dans le salon de thé où il n’y a ni thé, ni café, ni verveine), mais c’est pour entendre Florence dire qu’elle déteste le violoncelle. Tout est cloisonné, les personnages sont systématiquement enfermés dans un intérieur, bourgeois certes, mais au combien étouffant. C’est d’ailleurs cette idée qui servit de base à L’Ange exterminateur que Bunuel réalisa dix ans plus tôt. Plusieurs bourgeois dînent chez l’un d’eux. Au moment de partir, alors que la porte est ouverte, aucun n’y parvient. L’être humain est désorienté et, à part vouloir se nourrir, il ne sait que faire ni où aller. Cette idée d’errance sans but est exploitée à merveille par les scènes que nous appellerons « de campagne » dans Le Charme discret de la bourgeoisie et qui reviennent à intervalle régulier dans le film. Les six personnages marchent, sur une route déserte, sans but, sans destination. Sans doute n’ont-ils nulle part où aller… mis à part pour chercher à manger… Dans son film suivant intitulé Le Fantôme de la liberté datant de 1974, Bunuel travaille avec encore plus de force l’idée du complexe bourgeois face à la nourriture. Lors d’un dîner, chacun des convives se défroque avant de s’asseoir non sur une chaise mais sur des toilettes. Et tous bavardent, de tout et de rien, en chiant, le plus naturellement possible. Puis l’un se lève, se refroque, s’absente en s’excusant pour s’enfermer aux cabinets où il va se goinfrer en solitaire.
I went in not knowing what to expect and came out confused, but when I look back on it, this was a brilliantly executed surrealist satire. I still don't fully understand the film, but I guess that was part of the film's own "discreet charm".
Remembering Welles' statement that good surrealists are not good symbolists, I'll altogether avoid any attempt at "understanding" the film. It's funny how a film so mischievous won an Oscar! :D
Very funny and very bizarre. In every scene, there's always something a bit off. Loved it.
Sit with us at this table of hypocrisy and luxury. Forget the problems of the world, after all we can take a dry martini at ease in the living room. And we blame our minds every night in our dreams.
My only problem with the movie was the overuse of the "oh wait it was a dream" scenes. Surprisingly funny and surreal without being completely obvious about it. A great movie and I can't wait to watch more of Bunuel's films.