J’avoue avoir une certaine sympathie pour John Carpenter. Non pas que son cinéma soit celui qui me parle le plus, mais il faut constater avec recul qu’avec le peu de moyens qu’il a, il a dans la plupart des cas réussi de (très) bonnes séries B (ma préférence allant sans aucun doute pour New York 1997).
Fog est évidemment un des films cultes du cinéaste au même titre que le précédent cité ou encore The Thing (qui a eu droit à un préquel en 2011) ou Halloween.
Ici, c’est l’histoire d’une petite ville de Californie où un étrange brouillard apparait cent ans après que certains habitants de cette même cité aient provoqué un naufrage. Dans ce brouillard, il y a les fantômes des morts du navire qui viennent se venger et tuer des habitants de la ville. Tout est dit dans le speech, qui tient en quelques lignes, mais où Carpenter va, comme à son habitude, ajouter pas mal de tension et de suspense.
Au final, l’oeuvre tient parfaitement la route, gardant constamment en éveil le téléspectateur. Il faut dire qu’on a là un des maitres du genre. Avec en plus des effets spéciaux quasiment nuls, c’est bien la preuve qu’on peut capter l’attention du spectateur et lui faire ressentir une forme d’oppression avec peu de moyens.
Le casting est réussi où l’on retrouve avec joie la charmante Jamie Lee Curtis. Une série B plus que correcte donc.