Quel dommage que ce portrait de femme en oublie son époque, fasse des raccourcis si rapides, escamotent les grandes décisions politiques de Tatcher et leur impopularité… pour ne retenir que la servitude héroïque d’une femme face à tous. Sans être une ode au Tatcherisme, La Dame de fer demeure une bleuette sentimentale pour nous présenter quelqu’un qui ne l’était pas vraiment. Heureusement qu’il y a cette vieille femme perdue au milieu de ses fantôme, ce personnage déchu, dont ni la froideur, ni la rigueur ne lui ont permis de tout maîtriser, pour la rendre assez peu sympathique. Mais ce n’est pas suffisamment. Cela aurait été un magnifique film s’il avait été à charge. On en est bien loin.