La poésie, parfois, fleurit sur le cynisme des hommes. Lee Chang-dong a réalisé une prouesse, celui d’écrire une merveille douce et amère à la fois, où l’incommunicabilité entre les êtres finit par devenir une force. Poignant. Simple. Evident. Chef d’oeuvre ! Un film inoubliable. Le prix du scénario à Cannes était insuffisant. Il aurait aussi fallu saluer l’actrice principale qui porte le film sur ses frêles épaules (Yoon Jeong-hee) et la rélisation, souvent portée à l’épaule, légère par endroit, puissante à d’autre, tout en restant toujours discrète, éloignée des effets faciles. Poetry est magnifique !