Kathryn Bigelow est bien une femme. Si si, c’est vrai que de prime abord, on pourrait penser à un homme tant sa filmographie est loin d’être faite de comédies romantiques ou de romances tout simplement.
Plus sérieusement, la cinéaste s’attaque avec Démineurs à une unité présente en Irak durant la seconde guerre dans ce pays menée par les USA.
Directement, la cinéaste nous plonge dans l’ambiance, avec caméra tremblotante. On est évidemment fort proche du docu-fiction et on le sera tout le long du film.
La cinéaste ne nous livre pas un film politique ou une réelle critique de l’intervention américaine sur le sol irakien. Non, elle se contente simplement de nous montrer des soldats du déminage faisant leur job. Mais le problème, c’est que ça manque clairement de tension alors que c’est censé être le point fort du film. Comme grosse scène, il y a celle du sniper embusqué dans le désert. Et peut-être la dernière. Pour le reste, j’y crois assez moyennement. En cause aussi à cause d’un personnage principal trop flambeur dans ses interventions que pour être réaliste à mes yeux. Et pourtant, le réalisme, c’est bien là aussi un des pions majeurs de l’oeuvre.
Le casting n’est pas nécessairement à remettre en cause. Il est même plutôt convaincant. Mais on soulignera simplement qu’à force de vouloir ne montrer que ce qu’ils vivent là-bas, le film manque clairement de profondeur que pour susciter un réel intérêt. Au mieux, il se laisse un peu regarder.