Le plus grand film du cinéma.
A force d'être monsieur tout le monde, Vincent Lindon est toujours étonnant. Toujours un peu le même et pourtant, toujours un peu différent.
Hormis quelques effets spéciaux qui vous accrochent à votre fauteuil au début du film, la suite est bien bien bien longue et sans aucune rédemption. Le cynisme de pacotille ne sauve rien à ce truc formaté et insipide.
Malgré son fabuleux onirisme - et sa très bonne actrice -, Peter Jackson a du mal à faire décoller ce polar lunaire. Il serait temps que les anglo-saxons abandonnent le mythe du serial killer et la naïveté manichéenne du paradis. On a l'impression de l'avoir déjà vu 1000 fois et ce propos plombe le film, définitivement.
Simple, limpide, enchanteur Cette boutique au coin de la rue est assurément un film enchanteur, construit avec une grande simplicité d'effet et d'histoire. Et pourtant, il s'en dégage quelque chose qui vous happe, qui dépasse le merveilleux James Stewart, cette petite boutique d'une Hongrie de carton-pâte, cette historiette d'amour assez fleur bleu, ces seconds rôles en tout point excellents... Magique,
Ouikiiii ! Qu'on se le dise, c'est un film pour neurasthénique, dont la profonde dépression ne pourra que vous faire hurler de rire. Et en même temps, qu'elle finesse dans la perception des rapports humains, de la solitude et de l'égoïsme. On finit par voir qu'il reste encore un peu d'humanité dans ces robots asociaux que nous sommes tous.