Du cinéma beau, passionnant et incroyable.
Dans un théâtre, un homme regarde le plan de La Rue des crocodiles à travers un kinétoscope. Comme dans un cauchemar, nous voyons le souffle de la vie frapper les personnages de Schulz dans une ville transfigurée qui ressemble à la Drohobycz décadente et poussiéreuse décrite par l’écrivain.
Terry Gilliam qualifie le court métrage en stop motion des frères Quay d’un des meilleurs films d’animation du cinéma. On comprend pourquoi. Inspiré d’une nouvelle de Bruno Schulz, ce film est tapi dans l’ombre et entouré d’un grand mystère: pendant que ce qui dort remonte doucement à la surface.